Le Comité des pères de Cible Famille Brandon organise et participe à différentes activités tout au cours de l'année. Ce sont des moments où les papas peuvent échanger et partager leur vécu et ainsi répondre à des besoins bien spécifiques en rapport avec la paternité.  Ils peuvent également profiter d'un moment privilégié pour se rapprocher de leur(s) enfant(s).  

Si vous souhaitez voir quelques photos, rendez-vous sur ce lien : 

http://spaces.msn.com/ciblefamillebrandon 

 

 

 

 

 

 

 

CAFÉS-RENCONTRES DES PÈRES

Le comité des pères de Cible Famille offre des soirées d'échange et de partage, spécialement pour les papas. À partir d'un thème ou d'une vidéocassette, les pères ont l'occasion de jaser de ce qu'ils vivent avec d'autres gars. L'activité est gratuite et a lieu le lundi soir, à compter de 19h30, à des fréquences variables.

Pour connaître la date du prochain café rencontre, communiquez avec nous au 835-9094. 

ACTIVITÉS PÈRES-ENFANTS

Encore une fois cette année, le comité des pères vous lance une nouvelle invitation!

Les papas sont invités à s'amuser avec leurs enfants âgés de 5 à 12 ans en pratiquant des sports de gymnase.  Jean-Pierre Gauthier et les autres pères du comité vous feront jouer au Kin ball, au hockey balle, au basket ball, au soccer, etc..

Si papa ne peut être présent, l'enfant peut être accompagné d'un autre homme significatif pour l'enfant (oncle, grand-père, grand frère, ami de la famille).

Les activités pères/enfants ont lieu au gymnase de l'école secondaire Bermon, 1919 - 6e Rang à St-Gabriel de Brandon  à compter de 19h00 et sont gratuites.

Surveillez nos babillards ou informez-vous en communiquant avec Jean-Pierre Gauthier au 835-3063 ou au 889-2723.

Beaucoup de plaisirs en perspective !

 
RENCONTRES PRÉNATALES

Le comité des pères de Cible famille Brandon et les marraines d'allaitement « Les Mères Veilleuses » sont présents et animent certaines rencontres prénatales au CLSC de St-Gabriel-de-Brandon.

RENCONTRES POSTNATALES

Des rencontres entre nouveaux parents, afin d'échanger sur les premiers mois avec bébé. Elles ont lieu à la Maison de la famille avec le comité des pères et « Les Mères Veilleuses », en collaboration avec le CLSC de St-Gabriel-de-Brandon.

Communiquez avec nous au 835-9094 
pour connaître les dates des prochaines rencontres.

MASSAGE ET JEUX PÈRES/ENFANTS (2 à 5 ans)

C'est tout nouveau pour les papas! Nous vous réservons une soirée, entre papas, pour apprendre différentes techniques de massage et expérimenter des jeux rigolos avec votre enfant âgé entre 2 et 5 ans. Une première session a eu lieu en 2005 à Cible Famille Brandon. Cette activité vous est offerte au coût de 5$ et comprend l'huile à massage, les feuilles de techniques de massage et de jeux, ainsi qu'une collation. Vous devez vous inscrire, car les places sont limitées. 

Communiquez avec nous pour connaître les prochaines rencontres ou pour des informations supplémentaires au 835-9094.

SESSIONS D'ENTRAIDE

Pour les personnes intéressées à animer une de ces sessions d'entraide, des guides sont disponibles. Nous vous invitons à compléter le bon de commande s'y rattachant et à nous le retourner, soit par la poste ou pour par courriel.  Vous trouverez ci-dessous le coût et les détails de ces sessions d'entraide en cliquant sur la session désirée.

Guides d'animation

Session d'entraide
« Coeur de pères »

(Cliquez pour plus de détails sur cette session)

30,00$
+ 8,00$ pour les frais de manutention et de livraison

Session d'entraide
« Coéquipiers père-mère
»

(Cliquez pour plus de détails sur cette session)

25,00$
+ 5,00$ pour les frais de manutention et de livraison

SPÉCIAL TRILOGIE
incluant les trois sessions suivantes:
« Coeur de pères », 
« Coéquipiers père-mère »
et « Coeur de mères »
(Cliquez pour plus de détails sur cette session)

60,00$
+ 10$ pour les frais de manutention et de livraison

Communiquez avec nous pour connaître les prochaines rencontres ou pour des informations supplémentaires au 835-9094.

 

ARTICLES PROMOTIONNELS

Le Comité des pères de Cible Famille Brandon
offre plusieurs articles promotionnels « Coeur de pères ».

Chandails

8,00$

Tasses

3,00$

Épinglettes

3,00$

*CD 

5,00 $

* Le comité des pères veut multiplier les initiatives d’entraide entre pères et faire la promotion de la paternité.  La réalisation de cette chanson  en est un moyen.  Il est possible de vous procurer  ce disque compact au coût de $ 5.00 (plus frais de livraison), en vous adressant à Cible Famille Brandon, 15 rue Monday, St-Gabriel-de-Brandon, J0K  2N0,  Téléphone : (450) 835-9094    Télécopieur : (450) 835-3935  
Courriel : cfb@persona.ca

Texte de la chanson « Quel beau cadeau »
(Texte original, Luc Ferland, a
daptation, musique et interprétation, Jean-Luc Nadon)

Couplet 1
Délicieux temps de tendresse
Au matin de votre arrivée
Dans mes bras comme une caresse
Mon cœur de père s’est animé.
Refrain
Couplet 2
Il m’est donné de vous accueillir
Dans la simplicité
Tant de choses à découvrir
Que d’amour à partager.
Refrain
Couplet 3
Témoins vos jeux et vos cris
Complices à vos côté
Un sentier je me suis tracé
Pour mieux vous accompagner.
Refrain
Couplet 4
Quel joie d’être présent
A tous vos  bourgeonnements
J’en garde dans mon cœur
Ces quelques lignes de bonheur.
Refrain

REFRAIN:
Quel beau cadeau,  que votre présence
Quel beau cadeau,  vous, mes chers enfants

À la toute fin
Quel beau cadeau
Que de grandir ensemble
 

 

PETITS TEXTES DE RÉFLEXION  ...
Cliquez sur le titre pour en faire la lecture:

« Ce que peut faire 20$ »

 

« Dans son p'tit coeur »

 

« Tiens papa »


« Accouchement: la place du père »

 

Ce que peut faire 20 $

Un homme arrive chez lui fatigué un soir après une dure journée de travail, pour trouver son petit garçon de 5 ans assis sur les marches du perron.

  • Papa, est-ce que je peux te poser une question ?

  • Bien sûr !

  • Combien gagnes-tu de l’heure ?

  • Mais…ça ne te regarde pas fiston !

  • Je veux juste savoir. Je t’en prie, dis-le moi !

  • Bon, si tu veux absolument savoir, 20 $ de l’heure.

 Le petit garçon s’en retourne dans la maison avec un air triste. Il revient vers son père et lui demande :

  • Papa, pourrais-tu me prêter 5 $, s’il-te-plaît ?

  • Bon, c’est pour ça que tu voulais savoir ? Pour m’emprunter de l’argent ? Va dans ta chambre et couche-toi, j’ai eu une journée difficile, je suis fatigué, je ne suis pas une banque et je n’ai pas le goût de me faire achaler avec des niaiseries semblables.

Une heure plus tard, le père, qui avait eu le temps de décompresser un peu, se demande s’il n’a pas réagi trop fort à la demande de son fils. Peut-être bien qu’il voulait s’acheter quelque chose d’important. Il décide donc d’aller dans la chambre du petit.

  • Dors-tu garçon ?

  • Non, Papa.

  • Écoute, j’ai réfléchi et voici les 5 $ que tu m’as demandé. Excuse-moi pour ce que je t’ai dit tout à l’heure, je suis très fatigué en ce moment.

  • Oh merci papa !

 Le petit garçon fouille sous son oreiller et en sort 15 $. Le père, en voyant l’argent, se sent roulé et devient encore très irrité.

  • Mais pourquoi voulais-tu 5 $ ? Tu en as déjà 15 $. Qu’est-ce que tu veux faire avec tout cet argent ?

  • C’est que…il m’en manquait…Mais maintenant, j’en ai juste assez. Papa…est-ce que je pourrais t’acheter une heure de ton temps ? Demain soir, j’aimerais que tu arrives à la maison plus tôt. J’aimerais manger avec toi, je m’ennuie !               

 Auteur inconnu

 

Dans son p’tit cœur

J’le laisserai pas pleurer jusqu'à c’qu’il  s’déshydrate

J’le nourrirai pas seulement avec des patates

Je vais m’occuper de notre bébé à ma façon

J’vais y mettre du lait, pas d’la bière dans son biberon

 

J’y passerai pas de la poutine au « malaxeur »

J’le laisserai pas dans son caca pendant des heures

J’vais sûrement me tromper d’chaussettes, question d’couleur

Mais, j’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit cœur

 
J’suis un homme, j’suis un gars, J’suis pas un « nono »

J’suis conscient que parfois j’ai un gros côté « ado »

Tout comme toi, moi aussi j’ai droit à l’erreur

J’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit cœur


J’lui chanterai peut-être pas les chansons d’ « Passe-Partout »

J’vais l’consoler  s’il tombe et s’il râpe les genoux

J’vais me lever la nuit pour calmer toutes ses peurs

J’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit cœur


Je n’ferai probablement qu’une chose à la fois

Je n’y peux rien, ce sont mes gène, c’est comme une loi

Je ferai tout c’que j’peux pour qu’il trouve le bonheur

J’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit cœur

J’suis un homme, j’suis un gars, J’suis pas un « nono »

J’suis conscient que parfois j’ai un gros côté « ado »

Inquiète toi pas, j’suis un homme plein de douceur

Et j’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit cœur

J’suis un homme imparfait, je suis un père

J’vais faire c’que j’peux mais j’le f’rai pas comme une mère

J'suis différent mais je jure sur mon honneur

J’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit cœur

J’suis un homme, j’suis un gars, j’suis pas un « nono »

J’suis conscient que parfois j’ai un gros côté « ado »

Inquiètes-toi pas, j’suis un homme plein de douceur

Et j’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit cœur

J’vais mettre autant d’amour que toi dans son p’tit coeur

Auteur: Daniel Berthiaume

 

Tiens papa

Une boîte de carton trône sur l’étagère de mon appartement. Bien que portant la mention (Ne pas jeter) ce qu’elle renferme n’a qu’une valeur sentimentale, et un cambrioleur n’en tirerait pas 25 cents. Mais en cas d’incendie, je ne quitterais pas les lieux sans elle.

Cette boîte contient, entre autres choses, un petit sac en papier brun à demi–déchiré. Ma fille Molly me l’a confié il y a 14 ans. Elle venait d’entrer à l’école, et la préparation des casse-croûte était encore pour elle une espèce de jeu. Tous les matins, elle remplissait consciencieusement nos sacs d’un sandwich et d’un fruit, quelle agrémentait parfois d’un petit mot ou d’une friandise.

Un matin, elle m’a tendu deux sacs le casse-croûte habituel et un sosie tout hérissé de trombones et d’agrafes. « Tiens, me suis-je étonné. Aujourd’hui j’ai droit à deux sacs!     - - Celui-là, c’est pour manger. Tu l’ouvriras tout à l’heure. »

Sans m’interroger davantage, j’ai mis les sacs dans ma serviette, embrassé ma fille et filé au bureau.

À midi, tout en avalant mon sandwich, j’ai déchiré le mystérieux sac pour en faire l’inventaire. Et en ruissela les objets les plus hétéroclites : deux rubans, trois cailloux, un dinosaure en plastique, un bout de crayon, un coquillage, deux biscuits en forme d’animaux, une bille, un vieux bâton de rouge à lèvre, une petite poupée, deux chocolats… et 13 cents.

Attendri, j’ai contemplé un moment ce bric-à-brac enfantin. Puis, l’heure étant venu de me remettre au travail, j’ai ramassé les babioles et les ai jetées discrètement au panier, avec le reste de mon sandwich.

 Ce soir là, pendant que je lisais le journal, Molly s’est plantée devant moi. « Où est mon sac?» demanda-t-elle.

« - Au bureau. Pourquoi? »

« - J’ai oublié d’y mettre ça, dit-elle en me tendant un bout de papier. Et puis; je veux le r’avoir. »

« -Ce qu’il y a dedans, c’est les choses que j’aime le mieux. Je te l’ai prêtées pour que tu t’amuses avec, toi aussi, mais maintenant je les reveux. Tu l’a pas perdu,  papa? »

Elle était au bord des larmes.

« - Mais non, voyons! Je l’ai oublié au bureau, c’est tout. »

« - Tu me le rapporteras demain? »

« - promis, ma chérie. »

Rassurée, elle s’est pendue à mon cou j’en ai profité pour déplier le bout de papier qu’elle avait oublié de glisser dans le sac. D’une main hésitante, elle lui avait écrit : « Je t’aime, papa. »

J’ai tout compris en un éclair. Molly m’avait confié son petit avoir, ce qu’elle avait de plus cher au monde. Et moi, non seulement je ne m’en était pas rendu compte, mais j’avais jeté ses trésors au panier.

Le trajet jusqu’au bureau me paru interminable. J’arrivai juste à temps : Le concierge s’apprêtait à faire le ménage, me ruant au devant de lui, j’ai saisi le panier et l’ai vidé sur mon bureau.

Vous cherchez quelque chose? J’avais l’air tellement stupide que je ne voulais pas aggraver mon cas, j’ai préféré tout avouer. « Ah! les enfants, je sais ce que c’est! » et avec un sourire complice, il s’est mis à rechercher avec moi ces joyaux que j’avais dédaignés.

Après avoir lavé les taches de moutarde qui maculait le dinosaure, j’ai passé toute la collection au rince-bouche pour éliminer son fort relent d’oignon. Puis, j’ai défroissé de mon mieux le sac de papier brun, remis les précieux objets à l’intérieur et, avec les précautions de quelqu’un qui aurait recueilli un chaton blessé, rapporte le tout à la maison.

Le lendemain soir, sans rien dire, j’ai rendu le sac à ma fille. Il était en piteux état, mais, grâce à Dieu, rien n’y manquait. Après le repas, J’ai demandé à Molly de me parler de ses trésors. Elle les a sorti un à un, les a alignés sur la table de la salle à manger et m’a raconté par le menu leur histoire.

Plusieurs lui avaient été donné par les fées, mais les chocolats étaient un cadeau de moi qu’elle gardait pour une grande occasion. De temps en temps, j’interrompais son babillage en disant gravement : « je comprends, ma chérie. » Oui, cette fois, je comprenais.

À ma grande surprise, Molly m’a confié à nouveau le sac quelques jours plus tard. Le même sac chiffonné, avec les mêmes objets à l’intérieur. Je me suis senti pardonné. Et surtout, soulagé : si ma fille me faisait confiance, je devais être digne du titre de père.

Pendant plusieurs mois, j’ai été le dépositaire intermittent du sac. Sans raison apparente j’ai fini par y voir un prix de bonne conduite, et, ces jours-là je me suis efforcé d’être un père irréprochable dans l’espoir d’être récompensé le lendemain matin.

Et puis, Molly s’est tournée vers d’autres jeux, d’autres joies. Un matin, elle m’a remit le sac et ne me l’a plus jamais réclamé. Je me suis bien gardé de le jeter.

Il m’avait fait réfléchir, combien de fois avais-je été aveugle aux marques d’affections qu’on me prodiguait, tout en me croyant l’objet d’une indifférence générale? C’est ce qu’on appelle mourir de soif auprès d’une fontaine. Le sac de papier brun que je garde dévotement me rappelle le jour ou une petite fille m’a dit : « Tiens, c’est ce que j’ai de plus beau. Prend-le, c’est pour toi. » La première fois je l’avais jeté. Mais depuis, j’ai appris à le mériter.                                 

 Auteur inconnu

 


Accouchement: La place du père

Il n'y a pas si longtemps, les femmes accouchaient rasées et drapées, et les médecins portaient blouse, gants et masque.  La chambre de naissance offre aujourd'hui un environnement moins médicalisé et plus intime dans lequel les futurs papas se sentent un peu plus à l'aise. Du moins à partir du deuxième bébé parce que pour le premier, cette plongée dans l'inconnu peut s'avérer angoissante. « Permettre à l'homme de participer de façon active l'aide à contrôler son stress », affirme François Bonneau, médecin de famille à la clinique Pas à pas à Montréal.  « Dans la vie de tous les jours, si l'homme a tendance à se montrer tendre physiquement envers sa conjointe et à prendre soin d'elle, il sera naturel pour lui de jouer un rôle de soutien », estime, pour sa part, Nicole Marien. Mais, d'après l'expérience de cette infirmière et accompagnante à la naissance, le rôle proactif ne convient pas à tous. Ni à toutes, d'ailleurs! « Le jour de la naissance de mon premier-né, après avoir mis de la musique, j'ai alterné massages et compresses, raconte Jean-Pierre Gauthier, membre du comité Coeur de pères à Saint-Gabriel-de-Brandon. Jusqu'au moment où ma conjointe m'a crié: « Assieds-toi là et ne bouge plus" » « Demander à un homme qui n'a aucune expérience de la naissance de se transformer en coach, c'est avoir des attentes irréalistes, juge Nicole Marien. Le 29e truc qu'il essayera ne sera peut-être pas ce dont sa conjointe aura besoin à ce moment-là! » De la même façon, on ne devrait pas demander à un homme un peu brusque de s'improviser masseur, ni à un homme discret d'encourager sa femme en s'exclamant qu'elle fait ça comme une championne! D'ailleurs, si le père se hasarde à dire: « Je pense que ça te ferait du bien de marcher », son conseil sera moins crédible et, par conséquent, moins stimulant que s'il vient du médecin, de l'infirmière, de l'accompagnante ou de la mère.

« Souvent, ça arrange le personnel débordé de laisser la place au père, estime Nicole Marien. Mais filer chercher l'infirmière quand le voyant rouge du moniteur s'allume, ce n'est pas sa job! » Pourtant, pas question de retourner à l'époque où on envoyait le futur père aux champs! «C'est une richesse qu'il puisse enfin être présent, ajoute l'infirmière. Mais pourquoi vouloir lui faire endosser un rôle de plus alors qu'il en a déjà deux: l'amoureux de la femme et le père de l'enfant à naître. C'est déjà quelque chose, ça! Il convient plutôt de reconnaître les émotions qu'il vit sur ces deux plans! »

Dès qu'un résident arrive, le père proche de sa femme a tendance à s'écarter pour ne pas être dans les jambes du personnel. Ce serait plutôt aux intervenants de faire le tour de la bulle, si elle existe. « Le père n'a pas à être gêné d'être là, et à sa manière, assure Nicole Marien. S'il est timide et qu'il est seulement capable d'offrir un regard amoureux, c'est correct aussi. »

« Pendant la grossesse, quand je demande aux futurs pères s'ils souhaitent prendre leur bébé à la naissance et couper le cordon, plusieurs s'écrient: « Non, j'aurais bien trop peur! » raconte le Dr François Bonneau. Mais lorsque je réitère ma proposition dans le feu de l'action, ils sont souvent prêts à saisir leur enfant sous les aisselles et à le mettre au monde avec la mère. Ce geste symbolique est émouvant, valorisant et merveilleux pour l'attachement! » « Pour ma part, ma paternité éclot dès que le bébé paraît, confirme Jean-Pierre Gauthier. Après sa naissance, notre troisième fils a dormi plus d'une heure sur moi. Quel moment inoubliable! »

Tiré du magazine Enfants Québec, décembre-janvier 2005